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Blog, Parents  |  04.03.2021

La motivation baisse ? No Stress…

Sale temps pour la jeunesse !

Vos enfants, nos patronnés vivent une période sans précédent qui a un impact considérable sur leur motivation et leur confiance en soi, voire peut-être même sur la construction de leur identité. Que leur restera-t-il de cette période ? Quelles conséquences sur leur vie à plus long terme ?

Quand j’étais jeune…

Les neurosciences ne nous rassurent pas pour répondre à ces questions. Les études scientifiques sur la mémoire démontrent que nous retenons principalement les événements de notre vie qui ont une charge émotionnelle importante. Et lorsque nous atteignons un âge plus avancé, c’est précisément les événements liés à notre adolescence et au début de l’âge adulte qui reviendront sans difficulté. Pourquoi ? Parce que cette période est propice aux changements et aux événements qui marquent des étapes clefs dans notre vie, comme le passage en secondaire, le premier camp sous tentes, les premiers élans amoureux, la totémisation, le bal de rhétos, les premiers pas en animation, les voyages à l’étranger, le premier job… Vous l’aurez compris, la liste n’est pas exhaustive et chaque réalité est personnelle, mais une chose est sûre, voilà un an que ces moments ne sont plus vécus ni partagés par vos enfants.

Under Pressure

En parallèle à ce constat, nous observons une pression toujours plus grande sur les épaules de nos jeunes. Sans toujours nous en rendre compte, nous projetons sur eux des attentes en termes de performance qui n’ont jamais été aussi élevées. Il leur faut de bons résultats scolaires, une vie sociale épanouie, des activités toute la semaine et les weekends, mais surtout, être beaux, grands, forts et populaires sur les réseaux sociaux. La pression sociale y est intense et les sollicitations peuvent surgir à toute heure (et parfois même en pleine nuit). Aucun adulte parmi nous n’a connu un tel contexte au même âge.

Mais alors on fait quoi ?

On ne va certainement pas se morfondre et on passe à l’action, ensemble !

De manière générale, un mouvement de jeunesse comme le Patro offre un cadre qui contrebalance radicalement avec les exigences de notre société. En effet, les patronnés vivent des aventures qui leur permettent de découvrir leurs talents, d’avoir droit à l’erreur, de vivre en communauté, de faire preuve de créativité et de bâtir des projets communs, le tout dans un cadre très éloigné de la logique de performance, décrite plus haut.

Et dans ce contexte de crise sanitaire, le Patro peut offrir un soutien particulier pour le bien-être de vos enfants. Les animateurs connaissent très bien les membres de leur section. Ils peuvent entendre vos inquiétudes et créer des espaces où la parole de vos enfants sera accueillie sans jugement. N’hésitez pas à échanger avec eux sur vos observations, vos inquiétudes et vos espoirs. Et dans la foulée, pensez à les remercier pour leur engagement. Tout comme vos enfants, ils prennent la situation de plein fouet.

Et en tant que parent, j’agis comment ?

En tant que parents, vous jouez un rôle primordial pour permettre à vos enfants de faire preuve de résilience et ainsi de rebondir face à cette situation exceptionnelle. Comment faire ? Que diriez-vous d’appliquer les bases de la Communication Non Violente (CNV) ?

Pas à pas…

La première chose à faire serait de faire le point sur ce que vous ressentez. Bien plus qu’un simple mode d’emploi, la CNV repose sur une vision de la communication qui remet notre humanité au centre. Elle nécessite une clairvoyance quant à nos propres sensations et émotions. Ce qui n’est déjà pas facile… À titre d’exemple, ressentir de la colère peut souvent être une façade pour une peur plus ancrée. Prenez-donc le temps de faire le point sur ce que vous observez chez votre enfant et en vous avant de communiquer quoique ce soit.

Créer un climat favorable

Ensuite, rien de tel que de créer un climat propice à l’écoute et à la discussion. Soyons clairs, évitons de faire ça devant la télé ou un smartphone à la main. L’idée principale est de mettre des « mots » sur les « maux ». Si vous êtes inquiet de l’état d’esprit de votre enfant, c’est qu’il y a des signes dans son attitude, sa posture, son énergie… qui provoquent ce ressenti. Les étapes suivantes peuvent alors baliser le chemin :

  1. Commencez par décrire ces signes de manière très précise : « Quand je te vois… (trainant les pieds, les épaules abaissées…) ».
  2. Reliez ensuite ces observations à l’émotion qu’elles génèrent en vous : « ça m’inquiète… ça m’attriste… ».
  3. Prenez le temps au préalable d’identifier le besoin qui se cache derrière cette émotion pour le nommer ouvertement : « Tu sais comme j’ai besoin de te savoir bien dans ta peau et de te venir en aide si nécessaire… ».
  4. Enfin, formulez une demande claire et négociable : « Serais-tu d’accord de m’expliquer ce qui te traverse à l’instant ? ».

Accueillir les réponses sans jugement

Une dernière précaution à garder en tête est d’accueillir les réponses sans porter de jugement. Il est d’ailleurs conseillé de reformuler régulièrement pour s’assurer de comprendre ce que votre enfant partage sans l’interpréter. Une fois que son ressenti aura été « déposé », il vous sera plus facile d’identifier la meilleure manière d’y répondre, peu importe la forme que cela peut prendre.

Pas de panique, donc !

En conclusion, c’est tout à fait logique que vos enfants soient affectés par cette période anxiogène qui s’éternise. Après tout, qui peut prétendre vivre le contraire ? Le confinement reste une « agression psychique » comme le décrit si bien le neuropsychiatre Boris Cyrulnik. Pour autant, ce n’est pas une raison de ne rien faire et nous espérons que cet article vous aura donné l’envie de passer à l’action et de mettre à profit la relation privilégiée que les animateurs patro ont avec vos enfants.

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